Les chansons de la Grande Guerre

 

Les hommes ont toujours chanté,
en temps de guerre comme en temps de paix.

Mais pendant la Grande Guerre, la chanson était
aussi importante pour les soldats que le vin ou le tabac.

Elle permettait de remonter le moral, de passer le temps,
de conjurer la peur, d’exalter son patriotisme,
mais aussi de se lamenter ou de se révolter.

Loin du front aussi on chantait, pour glorifier les poilus,
pour dire la peine, l’attente, la compassion ou pour chasser les tracas.

Lors de recherches approfondies, Clémentine a retrouvé
des paroles et des musiques enfouies depuis 100 ans.

Elle ainsi concocté un récital composé de chants de tranchées :
La Madelon, la Chanson de Craonne, Choisis Lison...,
mais aussi de chansons que fredonnaient les femmes et les enfants
qui participaient aussi à la guerre en écrivant, en envoyant des colis
et en remplaçant les hommes dans les métiers difficiles,
en soignant les blessés : Un Petit Paquet de Tabac, la Valse à l’Absent,
le Cri des Mamans...

Et entre les chansons, Clémentine nous lis quelques unes
des lettres envoyées par le jeune soldat Edouard à sa femme Blanche,
lettres d’amour, d’anecdotes, d’attente et de ras-le-bol.

Clémentine Duguet est accompagnée par Yves Weyh à l’accordéon.

 


 

 

« ...En robe noire toute simple, Clémentine chante une dizaine de chansons
qui racontent la vie des poilus sous les grenailles, leurs envies, leur quotidien,
leurs souvenirs, leurs armes, leurs vêtements, leurs femmes et leurs enfants.
Puis le ton se durcit, la rage transperce les mots dans la vinasse et le ras le bol.
Dans la salle le courant passe. La dernière chanson « Fleuris la tombe » remet
la guerre en perspective et pose la question « au nom de quoi ? Au nom de qui ? »
Dernières Nouvelles D’Alsace, septembre 2014

«  Un beau spectacle plein d ‘émotions, de surprises, sans mélo,
reflétant l’état d’esprit de l’époque.
La belle voix chaude de Clémentine, parfois gouailleuse comme on les aimait
dans ce temps-là, transmet sa passion de la chanson et de l’histoire,
accompagnée par l’accordéon, l’instrument idéal pour véhiculer des sentiments .
Les spectateurs n’ont pas boudé leur plaisir ! »
L’Alsace, 16 août 2015

« Clémentine Duguet, accompagnée par Yves Weyh à l’accordéon,
étaient là avec leur répertoire de chansons de la grande guerre 14-18
qui racontent joies et peines de cette période...
Les chansons et leur musicalité qui rappelle les microsillons 78 tours
racontent le fusil Lebel avec sa baïonnette surnommée entre autre Rosalie,
le pinard (vin rouge) qui porte le nom de son fournisseur,
les joies du permissionnaire ou encore le travail des femmes
qui fabriquent munitions et obus....
Ce concert permet à tous de nous remémorer une partie
de la vie de nos grands-parents. »
Dernières Nouvelles D’Alsace, novembre 2014, Marlenheim